DOSSIER : Parler dans le dos de l’autre fait des ravages!

Causes et impacts psychologiques d’être la cible de fausses rumeurs.

Fréquemment dans mon parcours de vie, et en rafale ces derniers temps, j’ai été la cible de médisances et de propos diffamatoires de la part de différentes sources. Des gens qui parlaient dans mon dos aux autres, de manière répétitive et maladive. Mais jamais ces personnes sont-elles venues me dire directement ces racontars, et celles qui écoutent de telles paroles destructrices ne sont non plus venues à la source afin de valider si vérité il y avait derrière les rumeurs entendues.

Ça se passe dans tous nos environnements : au travail, en famille, dans notre cercle social, entre voisins et même dans les endroits publics où les gens ne nous connaissent pas! On juge une tenue vestimentaire, un aspect physique, un commentaire, un comportement, le tout via son propre filtre de perception. On interprète l’intention derrière le propos d’un autre sans même valider avec lui si notre perception de ce qu’il a dit ou fait est tel qu’on le juge.

Harcèlement moral ou psychologique, violence psychologique et abus sont des termes reconnus pour définir ces comportements. Commérage, langue sale, parler dans le dos de l’autre sont des termes moins éloquents mais communs pour vulgariser ce type de conduite.

Ce comportement semble être assez typique et pratiqué au sein de la masse. Malheureusement, les gens usant d’un tel comportement sont généralement inconscients de ce qu’ils font et leur ego, souvent blessé, celui qui tente de ne plus l’être via de telles médisances envers autrui, n’avouera que rarement ses torts.

Vous vous reconnaissez dans ce type de comportement largement actif dans notre société actuelle? Vous en avez été victime?

Qu’est-ce qui nous pousse à dévaloriser l’autre?

D’augure je dois avouer avoir déjà usé, et qu’il m’arrive encore de le faire de par ma nature d’humaine, de propos pas toujours éloquents envers l’autre. J’ai depuis longtemps conscientisé ce comportement malsain et compris que l’effet d’entrainement du groupe m’amène encore parfois à embarquer dans ces discussions loin d’être positives. Je dois aussi mentionner que, quand je me rends compte que je suis dans ce mode de communication, je prends un temps d’arrêt pour ressentir l’émotion camouflée derrière ma médisance et je corrige le tir rapidement, en cessant ce type de discussion, et en accueillant la blessure ou le besoin qui tente de s’exprimer via ces critiques malsaines envers autrui.

Je suis encore troublée lorsque je pense aux calomnies et intentions négatives que ces gens m’attribuaient, certes, mais aussi auxquels ils croyaient fermement. C’est que, à force de se raconter une histoire, on finit par y croire comme étant véridique. On m’informait de ce que j’aurais dit et de mes motifs malicieux alors que jamais de tels propos et intentions n’avaient fait partie ni de mes pensées, ni de mes croyances et encore moins de mes paroles. Et rarement, pour ne pas dire jamais, les gens sont venus à la source afin d’avoir l’envers de la médaille, et ainsi se créer leur opinion plus complète de la situation. NON! On préfère romancer et créer un scénario digne d’un James Bond où, à l’évidence, ça prend un méchant et le méchant se doit impérativement être l’autre!

De nature transparente, authentique et surtout non conflictuelle, je n’ai jamais compris comment on pouvait m’attribuer des intentions et propos méchants, états plus qu’erronés et faux. Et plus je tentais de démontrer et d’exprimer que je n’étais pas celle qu’on dépeignait par ces mesquineries, plus je m’empêtrais dans mon inconfort et continuais de nourrir leurs bavardages par la véhémence et la maladresse avec lesquelles j’exprimais mon désaccord, sous lequel se camouflait une immense peine d’être ainsi jugée. Mes amis avaient beau me dire que là était le lot des gens jaloux, je ne pouvais identifier ni comprendre pourquoi on était jaloux de moi. J’en conclus tardivement que la différence et le bonheur dérangent… Malgré cette conclusion, il m’est encore difficile de comprendre pourquoi rabaisser l’autre fait du bien. L’un peut susciter la jalousie en nous, mais que ce mal-être en soi justifie d’écraser l’autre, ça je ne m’y rallie pas.

Ma logique pas très scientifique me permet ici d’émettre un constat : si mon interlocuteur se permet de ragoter d’un autre avec moi, sa tendance naturelle le guidera assurément émettre des potins à mon sujet à autrui. Je sais, ça va sonner Draconien, mais pour moi, le fait d’être le récepteur des cancans visant à détruire quelqu’un d’autre sans aller valider, en adoptant comme étant vrai ce qui est véhiculé, revient à être aussi coupable que le comportement de l’émetteur. L’analogie qui me vient en tête est celle de la personne étant témoin d’un acte de violence, mais qui ne fait rien, sauf observer, puisque ce n’est pas lui, le malicieux. L’observateur silencieux devient aussi coupable que l’exécuteur…

Je suis encore perplexe et méditative face aux raisons qui nous poussent à émettre des dites « vérités » s’avérant, la plupart du temps, complètement fausses. Et c’est ici que le concept du téléphone arabe entre en jeux. Vous vous souvenez de ce jeu d’enfant où le premier joueur émettait une phrase, en secret dans l’oreille du deuxième joueur, qui la répétait au troisième, et ainsi de suite? À la fin, la phrase initiale était complètement déformée et faisait rire tout le monde! Ce jeu juvénile est encore le lot d’une grande part d’entre nous, devenus adultes. La rumeur se propage de bouche à oreille à la vitesse de l’éclair, et l’information initiale passe au travers tous les filtres de perception des personnes constituant la chaine du téléphone arabe. Ce qui en bout de compte déforme totalement la vérité initiale et de là les rumeurs rarement élogieuses. Rarement élogieuses, car il est tendance, dans cette chaine téléphonique, d’ajouter son bout de scénario catastrophique. Parce qu’on dirait que l’humain aime le désastre, le suspense et l’attribution d’intentions négatives à l’autre. Ça amène un petit velours et un semblant de rehausse d’estime de soi de dévaloriser son voisin qui semble avoir plus de facilité et de plaisir à maintenir son gazon plus vert que le sien…

Je me penche aussi sur les bienfaits que l’on peut retirer de parler contre les autres et aussi, à écouter l’autre parler des autres. Qu’on se le dise, nous sommes tous humains. Moi aussi j’ai déjà été langue sale, influencée par mon désir et mon besoin d’appartenance, d’amour et de reconnaissance. Et j’en suis repentante et la prise de conscience que j’adoptais un tel comportement m’a permis de mettre à jour mes blessures et mes manques. Parce que derrière la tentative d’écraser l’autre, il y a ce besoin inconscient de se rehausser, de se sentir à un niveau supérieur à l’autre. Tenter d’éteindre la lumière de l’autre afin de raviver la sienne, lumière peut-être éteinte depuis trop longtemps…

Des causes inconscientes sous-tendent ce type de comportement

Je me souviendrai toujours de, appelons là Gisèle, une participante à un programme d’ateliers de développement personnel d’une durée de deux semaines, que je dispensais en totalité. Dès le départ, j’ai ressenti la résistance de Gisèle, observé ses points d’interrogation dans son regard et je pouvais presque lire, comme dans les bulles d’une bande dessinée, ses opinions dévalorisantes face au contenu de mes ateliers.

Il faut comprendre que les sujets des ateliers étaient orientés vers la connaissance de soi dans un but de s’actualiser et de changer certains comportements nuisibles ou désuets pour soi. Pendant la première semaine, elle émit un propos dont je ne me souviens pas l’exactitude, mais qui était dit sous le ton de médisance envers moi et diminution des contenus des formations. Je ne sais pourquoi, mais intuitivement je lui ai posé la question suivante : « C’est quand la dernière fois où tu as eu du plaisir dans la vie? » J’ai eu droit à un mouvement de recul, un air de surprise et une non-réponse…

Tout au long des jours, je vis Gisèle s’ouvrir graduellement et changer d’attitude pour le mieux. À la fin du programme de deux semaines, les participants évaluaient les ateliers et prenaient conscience de leurs acquis. Gisèle prit la parole :

« Au début, je te regardais gesticuler, parler intensément et rire fort et tu me tapais sur les nerfs! Puis, tu m’as posé la question liée à la notion de plaisir dans ma vie. Je me suis rendu compte que depuis 2 ans, soit depuis ma rupture amoureuse, je n’ai rien fait qui m’amenait du plaisir, mais ai plutôt ruminé tous les propos et actions négatifs de mon ex. Avant, tu me tapais sur les nerfs parce que tu me reflétais ce manque de plaisir et de bonheur dans ma vie. Maintenant tu m’inspires à m’amuser plus et à prendre la vie plus légèrement. Merci… »

Rien à dire de plus sauf que je fus touchée par son honnêteté et par la prise de conscience de son état et cause plus profonde, et de l’impact immédiat qu’amena cette responsabilisation personnelle sur sa vie.

Cet exemple sert de préambule pour dire que l’autre nous dérange pour différentes raisons souvent camouflées dans les tiroirs de notre inconscient :
• On ne comprend pas l’autre dans sa différence et son unicité. On croit que tous devraient faire partie de notre « moule » et, dans l’incompréhension de l’autre, on préfère le juger et le diminuer plutôt que de le respecter et de tenter de mieux le connaitre en échangeant avec.
• On est jaloux de l’autre : de sa personnalité, de sa beauté, de sa notoriété, de son statut professionnel ou marital, de ses réalisations, de son succès, etc. L’autre nous reflète ainsi ce que l’on aimerait être, mais dont nous nous croyons incapables d’être.
• On est malheureux et le bonheur de l’autre nous dérange! Le dicton anglophone spéculant que « Misery loves company – La misère aime la compagnie (traduction libre) » s’applique ici. Nous n’allons surtout pas être seuls dans notre état de malheur!

Peu importe ce que l’autre éveille en soi, nous avons le devoir d’y faire face. Car si, par exemple, nous ressentons de la jalousie, voilà une belle opportunité que nous avons de faire une introspection des causes sous-jacentes à cette jalousie. Peut-être que nous aussi aimerions être bien dans notre peau? Alors, inspirons-nous de l’autre au lieu de le dénigrer et mettons notre énergie à recréer notre estime de soi et notre confiance plutôt que de l’orienter à bavarder sur l’autre.

L’inconfort que nous avons en présence de celui que nous jugeons est l’alarme nous indiquant qu’il y a un malaise en soi, et non pas chez l’autre. L’autre devient le catalyseur d’une cause en soi qui demande réparation et guérison. Il est certes plus facile de dévaloriser autrui et ainsi temporairement rehausser son image de soi que d’aller dans les profondeurs de son inconscient et laisser émerger les émotions douloureuses qui demandent à être entendues et apprivoisées.

Les murs ont des oreilles, qu’on se le dise. TOUT finit par se savoir, c’est une loi naturelle et bienveillante de la vie. J’ai encore la croyance profonde que la loi de l’action-réaction, ou l’effet boomerang finit toujours par faire son œuvre. En québécois on dit « Quand tu craches en l’air, ça te retombe toujours sur le nez. »

Des impacts psychologiques considérables

Des propos diffamatoires portent évidemment atteinte à une réputation et peuvent aussi détruire l’être épuisé ou amoindri psychologiquement. Mais ils peuvent aussi servir de levier pour rebondir.

Ce que je peux partager c’est que j’ai d’abord été sidérée par la violence et la haine que ces comportements, empreints de jugements et de fausses perceptions, comportaient comme intentions sous-jacentes. J’ai aussi été TRÈS blessée de savoir que des gens émettaient des propos faux et mal intentionnés envers moi et que d’autres les écoutaient et les adoptaient comme véridiques.

J’ai vécu un haut niveau d’angoisse et de l’insomnie, ne pouvant croire possible une telle vision si erronée de qui je suis.

Je me suis aussi isolée et ai usé de stratégies d’évitement pour ne pas croiser ces personnes. L’isolement, le retrait de la vie sociale entourant ces gens, est aussi parce que je ressentais une certaine honte. Honte non justifiée, mais présente parce que plusieurs personnes croyaient ces cancans sur moi, ce qui amène l’isolement parce que, comme ces calomnies ne sont jamais faites directement à nous, on ne sait pas qui les a entendus et qui y a cru. Comme ces méchancetés viennent à nos oreilles par voie indirecte, on finit par croire que plusieurs personnes sont de connivence avec celle qui parle dans notre dos et on a peur de croiser leur regard empreint de jugement.

J’ai aussi douté de moi : « Et s’ils avaient raison, et si j’étais aussi vilaine qu’ils le pensent? » Je vivais un état de dissociation entre leur perception envers moi d’avec celle que je sais être. Ces deux pôles ne corroboraient pas du tout.

Même si rationnellement je sais que lorsque les gens parlent des autres, c’est en fait plus révélateur de qui ils sont vraiment que de la personne visée par les propos, l’humaine hypersensible en moi recevait ce venin très maladroitement. J’ai oscillé quelque temps entre le rationnel et l’émotif pour enfin les amener à collaborer afin qu’ils me permettent d’en sortir grandie.

J’ai compris…

Ma tendance à me responsabiliser pour ce qui m’arrive m’a encore amenée à tenter de déterminer qu’est-ce qui, en moi, attirait cette expérience. Et j’ai dû me faire violence pour ne pas me culpabiliser, mais bien pour comprendre qu’est-ce qui, dans mes énergies, faisait éclore ces expériences douloureuses. Et j’ai compris…

J’ai compris que ma différence, ma lumière, ma joie de vivre et que les réalisations de vie que j’affiche publiquement pouvaient déranger ceux qui aimeraient être et faire de même, sans s’en croire capable. Et j’ai accepté que ma vie soit magnifique, malgré ses normales tourmentes, et que je vais continuer de briller!

J’ai compris que ces expériences me permettaient de guérir d’un passé où abus et violence psychologique furent le lot d’un quotidien de longue date. Passé où violence dite « ordinaire » fût acceptée comme une réalité normale. J’ai compris qu’il n’y a rien de normal à croire acceptable de se faire juger et rejeter juste parce qu’on est considéré « hors norme », c’est-à-dire que l’on œuvre de manière indépendante, sans suivre les croyances populaires et les tendances sociétales, sans pourtant s’exclure du dit système. Et j’ai accepté mon profil atypique (et non anormal) et ai décidé de l’afficher avec honneur.

J’ai compris que pour guérir de ce passé, la vie continuait à m’amener ces expériences en rafale afin que j’y fasse face, que je prenne confiance en moi, assez pour mettre à nue et à jour, haut et fort, ces comportements inacceptables. J’ai accepté de couper des liens, malgré la souffrance que ces coupures peuvent générer.

J’ai compris qu’il faille parfois confronter ces gens, mais généralement qu’il soit préférable de mettre fin à de tels types de relations malsaines, peu importe le lien (amical, familial, professionnel, etc.), mais surtout le faire dans l’amour de soi et l’acceptation de la perte.

J’ai aussi compris que, malgré la peur qui nous tenaille, faire face à de telles situations nous libère d’un bagage devenu trop lourd pour ainsi faire place à nos ailes, nous permettant de prendre notre plein envol.

J’ai compris aussi qu’il faille perdre ou laisser-aller l’ancien, ce qui permet de faire place à un nouveau plus adapté et en concordance avec notre nouveau soi. Il faut parfois fermer une porte afin de voir toutes les autres qui ne demandent qu’à être ouvertes. J’ai ainsi fait place à de nouveaux amis, de nouveaux frères et sœurs de cœur et de nouveaux défis de vie au-delà de mes attentes.

Mais j’ai aussi surtout appris combien nous avons besoin de soutien et d’empathie de la part de nos complices de vie quand le temps est trouble. Mes amis : merci d’être là et d’avoir su m’écouter et m’épauler au travers les dédales de ces tumultes émotionnels. Grâce à votre soutien, j’ai pu avancer, évoluer et guérir de traumas anciens qui n’avaient plus place dans cette nouvelle ère qui ouvre sa route devant moi.

Finalement, j’ai compris que les gens usant d’une telle pratique destructrice sont très malheureux…

Le test des passoires de Socrate

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : « Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? »

« Un instant, répondit Socrate. Avant que tu ne me racontes tout cela, j’aimerais te faire passer un test rapide. Ce que tu as à me dire, l’as-tu fait passer par les trois passoires ? »

« Les trois passoires ? Que veux-tu dire ? »

« Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, reprit Socrate, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la VÉRITÉ. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? »

« Non, pas vraiment, je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire. »

« Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTÉ. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ? »

« Ah, non! Au contraire! »

« Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas sûr qu’elles soient vraies. Ce n’est pas très prometteur ! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l’UTILITÉ. Est-il UTILE que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ? »

« Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile. »

« Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ? Je ne veux rien savoir. De ton côté, tu ferais mieux d’oublier tout cela. »

Soyons déclencheurs du changement

Je pense que si nous voulons voir le monde changer, nous devons commencer par soi-même, par de petits gestes quotidiens, qui, par effets cumulatifs, sauront créer un changement de comportement de masse. Voici quelques suggestions que j’applique afin d’éviter d’être une ragoteuse de masse!

Dans un premier temps, prenons conscience de notre propre tendance à ne pas toujours être éloquent dans nos propos sur autrui, que ce soit à propos d’un voisin, d’un collègue, d’une sœur, d’un ami, d’une personnalité publique ou d’un pur inconnu croisé dans la rue.

Que ta parole soit impeccable – Accord toltèque no 1, Miguel Ruiz

Inspirons-nous de la sagesse ancienne, toltèque, socratique ou autre, en évitant de perdre un temps fou à médire les autres, et en se faisant du bien en orientant nos pensées et actions vers le positif et l’évolutif.

Soyons conscients des impacts parfois irréversibles qu’on nos paroles, et apprenons à « tourner notre langue 7 fois » avant d’émettre des propos dont nous ne soupçonnons, mais pouvons anticiper, l’amplitude négative et destructrice sur l’un des nôtres.

Lorsqu’on est témoin de commérages, recadrons l’autre en le questionnant sur la source et la véracité de ces informations. « Pourquoi tu dis ça? » « Ah oui? J’ai hâte de parler à X (la personne visée par ces commérages) et voir pourquoi elle agit comme ça. Ce n’est pourtant pas dans ses habitudes et ce n’est pas sous cet angle dont tu me la dépeints que je la connais. » Voyez l’air inquiet et la résistance du ragoteur lorsque vous lui ferez savoir que vous allez aller valider ses ragots!

Allons nous-mêmes à la source en rencontrant la personne objet de ces ragots afin d’avoir sa version. On est souvent TRÈS surpris de l’envers de la médaille.

Même s’il est difficile d’arrêter une commère de parler lorsque son monologue de médisances démarre, je crois que nous pouvons, sans avoir à nous sentir coupable, lui dire : « Je dois t’arrêter, car c’est le genre de conversation dans laquelle je ne participe pas. » Et quitter, tout simplement. De peur de froisser l’autre, on invente souvent de fausses raisons pour fuir la discussion « J’ai un rendez-vous important, je dois quitter ». Ce n’est pas aider la personne qui use de commérages que de ne pas lui refléter son comportement en évitant de la blesser. Si elle se sent blessée, ce n’est pas parce qu’on n’écoute pas ses potins, mais bien parce qu’elle se sent rejetée et qu’elle sait qu’elle vient de se faire prendre dans son comportement malsain. De toute manière, elle se retournera rapidement et trouvera un autre récepteur avec qui déverser de notre « méchanceté » et de ce que nous venons de lui faire subir!

Si notre perception de ce que l’autre dit ou fait nous heurte, au lieu d’être automatiquement indigné, allons valider l’intention réelle avec la personne ayant émis ce commentaire ou fait ce geste : « Qu’est-ce que tu veux dire par…? », « Je ne suis pas certain de comprendre le sens de ta paroles ou ton geste. Peux-tu stp me l’expliquer? » La plupart du temps, ce que nous avons perçu se trouve altéré par notre filtre de perception. En validant immédiatement, ou très rapidement l’intention de l’autre, on évite des conflits inutiles.

Et surtout, allons dans les profondeurs de notre inconscient pour soigner ce que l’autre soulève en soi, autant si on est la cible de ces méchancetés que si nous en sommes l’émetteur.

Et en guise de conclusion j’aimerais rappeler qu’une personne qui est bien dans sa peau et qui est heureuse ne gaspillera ni son temps, ni son énergie, à parler méchamment des autres.

 

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2 Comments

  • Merci Geneviève pour ce texte! Il me parle beaucoup!!! Il faut le partager pour ceux et celles qui se trouvent presentement dans cet impasse. J’ai vécu une situation difficile qui ressemble à bien des passages de ce texte, mais je peux dire qu’aujourd’hui je suis à des kilomètres de tout ça. Il est donc possible de s’en sortir et maintenant de servir de modèle pour les autres qui jugent de façon injustifiée. Je suis également solidaire à ceux qui vivent des situations difficiles…puisque je comprends le mal être que ça génère. Merci encore 😉

    • Merci Marie-Noelle pour ce message que je viens de lire. Effectivement on peut s’en sortir et j’aimerais tellement que ce dossier fasse le tour des milieux de travail et des environnements divers (familiaux, sociaux, communautaires, etc.) Malheureusement, les gens qui usent de ces stratèges de harcèlement et violence psychologique ne se reconnaissent généralement pas et attribuent leur comportement imputable à la personnalité de celui qu’ils ciblent. Bravo de t’en être sortie la tête haute et n’oublions jamais l’effet boomerang de nos paroles et actions…

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